ALLIANCE RWANDAISE
POUR LA RENAISSANCE DE LA NATION ARENA-ISANGANO RY’ABANYARWANDA
DECLARATION 005/ 2001
ALARMER L’OPINION SUR LES CONTINUELLES VIOLATIONS DE DROITS DE L’HOMME AU
RWANDA
À
de multiples occasions, l'Alliance Rwandaise pour la Renaissance de la Nation,
ARENA, a invité le régime de Kagame à mettre fin aux abus des droits de
l'homme qu'il commet envers les Rwandais, et l'a prié de promouvoir une bonne
gouvernance en arrêtant toute interférence avec le système judiciaire du
pays. Non seulement le régime de
Kagame n'a pas tenu compte des appels d'ARENA, mais aussi les abus sont
maintenant devenus flagrants et endémiques.
L'ARENA
craint que le Président Gen. Maj. Kagame ait mene le pays sur une voie de
destruction, et que si la situation n'est pas redressée, le Rwanda va
s'enfoncer progressivement dans le désespoir, et risque fort probablement de
connaître un nouvean bain de sang. C'est cette raison qui nous pousse à
declencher ce signal d'alarme pour les coummunautés nationale et internationale,
étant donne l'imminence du danger.
En
1994, notre pays a souffert d'une blessure presque fatale en perdant plus de 10%
de sa population suite au genocide Tutsi et aux massacres des Hutus, pendant que
la communauté internationale suivait les événements sur le petit écran, peu
disposée à prêter assistance. Ceci
s'est produit parce que les signes avant-coureurs n'étaient pas fortement dénoncés
par les communautés rwandaise et internationale, encourageant de ce fait les
abus du gouvernement de Habyarimana et la complaisance des grandes puissances du
monde. Bien que le régime actuel
ne fait pas de discrimination ethnique quant à ses victimes, il se comporte de
plus en plus comme ses prédecesseurs, transformant le pays en arriere-cour privée
de l’AKAZU, un petit cercle compose du President Kagame et de ses associés.
1.
L'AKAZU a muselé les partis politiques au Rwanda, laissant seulement le
FPR, lui-même estropié et uniquement un outil de l'AKAZU.
2.
L'AKAZU domine le secteur économique à travers plusieurs entreprises
controlées par sa compagnie principale, Tri-Star, qui a des actions dans les
grandes compagnies du pays.
3.
L'AKAZU, par l'intermédiaire de sa branche exécutive, contrôle les
branches législative et judiciaire du gouvernement.
Elle contrôle également les méedias nationaux,
qui sont utilisés pour diaboliser les adversaires politiques.
4.
Aucune dissidence politique n'est tolérée.
Cette situation a eu comme conséquences les intimidations, les
arrestations, les emprisonnements, les tortures et des assassinats.
5.
Toute compagnie qui ne se soumet pas à la volonté de Tri-Star est persécutée,
et ses cadres subissent le même sort.
6.
Le President Kagame continue à sacrifier de jeunes vies dans des guerres
interminables qui pourraient et devraient être évitées.
Des soldats qui sont au front depuis 1990, et qui expriment leur besoin
normal de quitter le champ de bataille ne peuvent pas obtenir les permissions
requises. Ceux dont la fidelité est remise en cause sont souvent éliminés, et
d'autres sont victimes des continuelles dissimulations des crimes qu'ils ont dû
commettre sous la direction de la DMI (Department of Military Intelligence).
7.
Le régime de Kigali ignore les problèmes et les besoins des orphelins
et veuves du genocide. C'est à se demander où va l'aide internationale destinée
à cet effet.
La
liste pourrait s'allonger pour inclure des sujets tels que la faim aigue qui a
assiégé la nation, l'insécurité montante qui pousse des gens à l'exil par
crainte pour leurs vies, et les dizaines de milliers de personnes qui sont en
prison sans avoir été condamnées ou jugées.
L'ARENA
continuera à informer les communautes nationale et internationale des abus du
regime de Kagame, afin d'empêcher ce régime de plonger le pays dans un nouveau
bain de sang. Une fois de plus,
l'ARENA dénonce les persistantes violations des droits de l'homme perpétrées
par le Gen. Maj. Kagame et son régime dictatorial, comme illustré par les cas
récents de M. Pasteur Bizimungu, M. Charles Ntakirutinka, M. Valens Kajeguhakwa
et beaucoup d'autres. Si de tels
abus sont commis contre ces hautes personalités, il est évident que les
citoyens ordinaires sont soumis à de pires traitements.
L'ARENA
invite les Rwandais, les organisations des droits de l'homme et la communaute
internationale dans son ensemble, à presser M. Kagame de respecter le droit
fondamental de tout citoyen à la liberté d'expression et d'association; et de
libérer tous les prisonniers politiques, tels que Mr. Jean Mbanda et Colonel
Biseruka.
Le
gouvernement de Kagame doit cesser de persecuter les adversaires politiques
comme il l'a fait et continue à le faire avec Messieurs Bizimungu et
Ntakirutinka du PDR-Ubuyanja, qui ont été agressés et blessés, arretés et
interrogés. Leurs résidences ont été fouillées, ils ont été placés en résidence
surveillée, ils ont été detenus et leur movements ont ete reduits;
tout cela en une période d'un mois.
Il
est maintenant clair que les services fournis a M. Bizimungu en sa qualité
d'ancien chef d'etat, étaient pour acheter son silence et non pas pour
promouvoir un transfer paisible du pouvoir comme nous l'avions cru et esperé.
ARENA
invite tous les Rwandais à la joindre dans sa lutte pour l’instauration de la
démocratie, de la justice et de la liberté au Rwanda.
Pour
la coordination de ARENA,
Joseph
Sebarenzi
Fait
à Ottawa, September 10, 2001