ALIANCE RWANDAISE POUR LA RENAISSANCE DE LA NATION
ARENA-ISANGANO RY’ABANYARWAND
P
O BOX 3958 MERRIFIELD, VA 221163958
USA
Rwandaises,
Rwandais, Amis du Rwanda, Il y a déjà sept ans que le FPR a pris le pouvoir au
Rwanda, mais comme on peut le voir, et tel que l'ARENA l'a stigmatisé dans ses
écrits, notre pays est en plein désarroi. Les Rwandaises et Rwandais qui
vivent dans le pays souffrent en silence ; le régime du président Kagame et sa
clique (Akazu) ne leur permet pas de bouger ni de dire ce qu'ils pensent. De
toutes les personnes qui ont des idées différentes de celles de la clique au
pouvoir, certaines ont été assassinées, d'autres emprisonnées, d'autres se
sont exilées, et le reste a été réduit au silence.
Les
Rwandais de toutes les tendances et de toutes les catégories sociales
continuent de fuir le pays : des anciens cadres de la haute administration du
pays, tels que le président de l'Assemblée nationale, des premiers ministres,
des ministres, des députés, des juges, des officiers, des sous-officiers et
des soldats ordinaires, des cadres supérieurs de l'État, des journalistes, des
activistes des droits de la personne, des commerçants, et des citoyens
ordinaires. Toutes ces personnes ne fuient pas la pauvreté comme le prétend le
président Kagame. Elles fuient plutôt l'intimidation, les assassinats et le
mensonge qui sont devenus les nouvelles valeurs dominantes du Rwanda
d'aujourd'hui.
Le
régime du président Kagame et son Akazu continue de faire la sourde oreille et
font fi aux critiques soulevées par les Rwandais et la communauté
internationale à son endroit. Au lieu de se corriger, ce régime continue à
mettre de l'avant la guerre, la diabolisation, le pillage des richesses des
Rwandais et celles de nos voisins congolais, la banalisation du génocide pour
des intérêts politiques, et le harcelement des Rwandais sous le fallacieux prétexte
qu'ils travaillent avec les partis de l'extérieur.
Les
organes de l'État (l'Assemblée nationale, le gouvernement et la Cour suprême)
sont devenus des outils privés du président Kagame et de ceux qui l'aident à
détruire le pays. En réalité, ces organes de l'État sont devenus des
instruments de parade et des outils de propagande, au lieu de se compléter et
de se réglementer mutuellement. Les
partis politiques et les diverses associations qui devaient aider les Rwandais
à mieux canaliser leurs idées, n'ont plus aucune liberté d'action. Beaucoup
de ces parties n'existent plus que de nom, à cause
La
justice que les Rwandais attendaient s'est réduite aux discours vides. Kagame
et son Akazu ont préféré une justice basée sur le mensonge, une justice de
parade visant uniquement la recherche de l'aide internationale et la
diabolisation de tous ceux n'épousent pas leurs opinions.
En
ce moment-même, l'ARENA est très préoccupée par les gens qui continuent à
disparaître, les militaires qui sont tués et dont les familles se font
raconter qu'ils sont encore sur le front, les gens emprisonnés dans des
endroits inconnus, les gens qui sont continuellement harcelées puisqu'ils
n'appuient pas la mauvaise gouvernance de l'État, les gens qui ont pu fuir le
pays mais qui sont maintenant victimes du salissage par ce régime sous prétexte
que ces nouveaux exilés sont des assassins et des voleurs.
L'ARENA
soutient la démarche de l'ONU pour déterminer la responsabilité de chaque
pays impliqué dans le pillage des ressources du Congo. L'ARENA voudrait que la
vérité soit mise au grand jour, et que les punitions appropriées soient
appliquées directement sur les personnes trouvées coupables de ces pillages,
au lieu de s'appliquer indistinctement sur tout un pays. En effet, cette dernière
méthode n'aurait pour effet que de faire souffrir injustement des citoyens
L'ARENA
dénonce très vigoureusement la décision du président Kagame de maintenir des
forces militaires rwandaises au Congo. Tout ce que Kagame vise est de continuer
de piller les richesses du Congo et de mentir aux Rwandais qu'il leur est utile
et qu'il veuille à leur sécurité. La voie de la guerre est sans issue et le
Rwanda ne pourra pas la soutenir indéfiniment. Cette guerre va continuer à dévorer
notre jeunesse, à dilapider les fonds de l'État alors que les citoyens crèvent
de faim, et répandre encore plus la mauvaise réputation que les Rwandais sont
des criminels dans toute la région des grands lacs africains, tout cela à
cause de la soif de la guerre du président Kagame.
L'ARENA
estime que la meilleure façon d'assurer la paix aux Rwandais est de renforcer
la culture de tolérance et de modestie, et de la résolution pacifique des différents
par voie de négociation.
L'ARENA
dénonce sans réserve la banalisation du génocide associée à la facheuse
pratique d'innocenter des criminels. Il n'est plus besoin de prouver, tellement
c'est devenu évident, que le président Kagame et son Akazu continuent
d'utiliser le génocide pour leurs intérêts privés. Ils continuent à couvrir
des gens qui ont participé au génocide pour la seule raison qu'ils en ont
besoin dans leurs projets politiques. Par contre, des innocents qui se refusent
à coopérer avec
L'ARENA
demande avec insistance au FPR et au gouvernement d'arrêter de miner le pays
par leur mauvaise gouvernance, et de prendre résolument la voie du respect des
droits de la personne et de la tolérance. L'ARENA demande au gouvernement d'arrêter
de mentir à la communauté internationale que le Rwanda est sur le chemin de la
démocratie et de la réconciliaton. Les dernières élections, ainsi que le
projet de constitution qui est en cours ne sont et ne seront d'aucune utilité
pour les Rwandais puisqu'ils ne sont pas basés sur la vérité. Au lieu de se
limiter aux seuls intérêts de l'Akazu, ces activités auraient dû se baser
sur la volonté et les intérêts de tout le peuple rwandais.
L'ARENA
demande vigoureusement aux divers partis politiques vivant au pays de se lever
et de lutter pour le droit d'exprimer librement leurs idées et de participer à
la gouvernance du pays.
L'ARENA
demande à ces partis de se distancer de la mauvaise gouvernance du
L'ARENA
continuera à lutter pour l'unité du peuple rwandais et pour
la
construction d'un pays de droit.
Fait
à Montréal, le 12 mai 2001